Traité d’interdiction des A.N.

Traité d'interdiction des armes nucléaires

Depuis la Conférence d’Oslo en 2013, l’attention internationale n’a fait que croître quant aux conséquences humanitaires catastrophiques que produirait la détonation d’une arme nucléaire, qu’elle soit intentionnelle ou accidentelle. Tant et si bien que le 27 octobre 2016, l'ONU a adopté la résolution L.41, prévoyant l'ouverture de négociations en 2017 quant à l'élaboration d'un "instrument juridiquement contraignant pour interdire les armes nucléaires, menant à leur totale élimination", appelé le Traité international d'interdiction des armes nucléaires. En effet, le résultat du vote était implacable: 123 États "pour", 38 "contre", 16 abstentions. Une vaste majorité de pays ont ainsi affirmé leur ferme volonté d'un monde sans armes nucléaires. On a même pu se réjouir du vote de certains pays nucléarisés: la Corée du Nord a effectivement voté en faveur des négociations tandis que l’Inde, le Pakistan et la Chine se sont, quant à eux, abstenus.

Malheureusement, hormis les Pays-Bas qui ont eu le courage de s'abstenir (suite à une importante mobilisation de la société civile), tous les États membres de l’OTAN, y compris la Belgique, ont voté contre...

Par ce choix scandaleux, la Belgique se rend coupable de complicité à la préparation de crime de guerre. Et, se plaçant elle-même au ban de la communauté internationale, comme la petite minorité de pays qui se prononcent de facto en faveur des armes nucléaires. C'est d'ailleurs un vote schizophrène puisque la Belgique, en tant que signataire du Traité international sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), s’est engagée à «poursuivre de bonne foi des négociations sur des mesures relatives au désarmement nucléaire».

2017 sera une année importante dans la lutte contre les seules armes de destruction massive encore légales aujourd'hui. La campagne Nuke-Free Zone entend bien encourager la Belgique à faire le seul choix possible pour éliminer ce danger qui plane encore sur la planète et l’humanité: celui de s’engager pleinement et de manière constructive dans ces négociations. Nous lui demandons de retrouver son courage politique face aux grandes puissances et de devenir l’une des leaders de cette interdiction, comme elle a su l’être pour celle des mines antipersonnel.

A ce titre, Nuke-Free Zone s’inscrit pleinement dans la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN)